'Hazanout - Différences Mizra’hi (Yerouchalmi)
Beaucoup de chants sont plus ou moins communs entre les différents pays d’Afrique du Nord et les pays Mizrahi/Yerouchalmi, mais aussi avec des airs connus d'autres horizons (français achkénaze, portugais, marocain...). Tout autant que la mélodie reste globalement la même, beaucoup de notes ont été perdues et les mélodies changent pour devenir des airs succinctement différents, ou deviennent des airs simplifiés qui ont perdu leur structure originelle voire leur pouvoir émotionnel d’origine par moments.
Nous soulignerons ici quelques exemples pour mettre en exergue l’importance de conserver le maximum de notes d’une mélodie. Nous mettrons aussi parfois certains airs complètement différents mais dont les gens oublient la version originale. Nous en profiterons pour aussi prononcer avec l’accent original, et faire aussi parfois la comparaison avec des airs d’autres pays d’Afrique du Nord.
Ici seront présentés différents morceaux depuis notre Google Drive, ainsi que quelques explications écrites pour les oreilles moins habituées aux subtilités.
- Chirath Hayam (Az yachir Moché): plusieurs différences, notamment le rythme qui monte vers la fin et l’oubli des passages à différent rythme pour la version mizra’hi.
- Hachem Melekh (air des yamim noraim): on monte pour Hachem malakh au lieu de descendre, et on prolonge différemment le Leolam Waed.
- Adir wenaor (mi el kamokha): le rythme du refrain "Mi el kamokha" est prolongé sur les mots "Mi El".
- Anénou Elohei Abraham (Seli’hoth): la version mizra’hi est plus enfantine, et la version d’Afrique du Nord est plus solennelle.
- Adone haseli’hoth (‘hatanou lefanekha ra’hem ‘alenou): la version constantinoise est plus directe. Rappelons qu’il y a un autre air constantinois (bientôt disponible)
- Yimlokh: À chaque Chabbath et chaque fête, c’est le même Yimlokh qui est chanté par les enfants en Israel lors de la sortie de la Torah. Pour le rite constantinois, les enfants connaissent au moins deux airs différents, et pour les fêtes, la mélodie change. De plus, lorsque l’on sort au moins deux sifré Torah, on chante d’abord "Mi ou ze" suivi de "Hachem Melekh" et enfin, "Yimlokh". Nous vous invitons à consulter la page "Pour les enfants".