Rappel succinct des minhagim courants

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Nous avons divisé les Minhagim du site en trois grandes catégories : Halakha, ‘Hazanoute et Cuisine.

Concernant les Minhagei Halakha, nous ne souhaitons pas recréer le Choul’hane Aroukh, mais nous voulons en reprendre la structure (Arba Tourim, avec les Simanim). Nous écrirons chaque Minhag qui diffère de ce qui est écrit dans le Choul’hane Aroukh. Plus le site avancera et plus les sources et explications se feront nombreuses, c’est pour cela que la page d’accueil présente les dernières modifications des pages existantes. Mais même sans source précise sur le site, chaque Minhag a été validé après avoir passé de nombreux débats par la communauté constantinoise, pourvue aussi de rabbins.

Nous noterons parfois aussi les points qui vont à l’encontre du Yalkout Yossef, pour les mettre en exergue, malgré leur alignement avec le Choul’hane Aroukh, ainsi que des points de Halakha importants à rappeler, même s’il n’y a pas de Minhag spécifique pour Constantine.

Voici un guide rapide, sans source développée, pour toutes les actions fréquentes et des questions que l’on se pose souvent. Les différentes informations de ce guide se retrouvent sur les différentes sections du site et sont ici relatées de façon concise.

Général

  • On dit Baroukh Hou Baroukh Chémo pour toute bénédiction, même si on veut être yosse yédé’hova (être inclus dans la brakha). Cela inclut par exemple le Kiddouch, la birkat hamazone, la brakha de la Méguilath Esther en lecture publique, ou une brakha chéakol nihya bidbaro, et ce n’est pas considéré comme une interruption, c’est même une obligation. cf Choulkhane Aroukh (או »ח קכד ה’)
  • Le matin, on se lavera les mains avec un keli, trois fois droite et gauche alternativement (DG-DG-DG). Par contre, en sortant des toilettes dans la journee, pas besoin de keli.
  • Dans les grandes familles ou lors de grandes fetes, on avait l’habitude qu’une personne donne a laver les mains en versant de l’eau d’un keli a un autre keli.
  • On n’a pas l’habitude de dire les « Lechem yi’houd » avant une priere.

Qaddich

  • Certains disent les mots entre parentheses : Titkabal (çelotana ouba’outhana’im kol) çelothone…
  • On dit « Mine Kol birkhata ».
  • Lors des Yamim noraim, on répète le mot « Le’ela », donc on dira « mikol » au lieu de « mine kol » pour garder 28 mots (de « Yehe cheme rabba » a « be’alma ») (« le’ela le’ela mikol birkhata… »)

‘Hol – Jour de semaine

Cha’harith

Brakhoth du matin

  • Dans la brakha de « Achère Yaçar », on dit « i efchar » et « cha’a akhat ».
  • Dans Elo-hay Néchama, on ne dit pas le « Hi » après « chénathatha bi téhora ».
  • Dès la brakha « hama’avir ‘hevlé chéna » on dit tout à la première personne du pluriel (« mé’énénou outnouma méaf’apénou » et non pas « mé’énai outnoumei méaf’apai », etc).
  • Dans le paragraphe de chétaçilénou, on dit « mimalchinout, méédout cheker (…) ouben chééno ben bérith oumidina chel guéhinam ».
  • On dit « wéçééçaénou, wéçééçaé çééçaénou » sans ajouter « wéçééçaé ‘amekha beth Yisrael ».

Talith

  • On ne fait pas de brakha sur le talith katane. Avant, à Constantine comme dans toute l’Afrique du nord, on peut noter que seuls les talmidei ‘hakhamim le portaient. Certains néanmoins font la brakha « ‘Al miçvath çiçith ».

Tefilines

    • Mise des téfilines :
        • On met la téfila du bras debout sans serrer.
        • On récite la bérakha « lehania’h tefilin » (toujours debout).
        • On serre autour du bras.
        • On les serre les 7 tours de l’avant-bras (certains s’assoient pour cette étape).
      • On pose celles de la tête et on complete celles du bras, sur la main.
  • On a l’habitude de faire parler le Bar miçva entre les deux tefilines pour qu’il dise la brakha al miçvath tefilin pour la première fois et lui apprendre qu’il ne faut pas parler entre la pose des deux téfilines.
  • Certaines personnes mettaient les tefilin de Rabbenou Tam, on appelait ça le « Minhag ha’hassidim ». Elles se mettaient avant Ouba leçione, afin de prononcer une kedoucha avec ces tefilines aussi.

Korbanoth

  • Après « Ribone haolamim », l’assistance a l’habitude de dire « Baroukh Hou Baroukh Chémo » et l’officiant de rajouter « oubaal harakhamim » puis de continuer « ata çivitanou ».

Psoukei Dezimra

  • Dans « Hodou LHashem kirou bichmo », on répète le verset « Hodou lHachem ki tob ki le’olam ‘hasdo ».
  • On a l’habitude de ne dire le passouk « Mizmor chir ‘Hannoukath habayit leDavid » que lors de ‘Hannoukah, mais le reste du temps on saute ce passouk et on commence directement a « Aromimekha Hachem ki dilitani ».
  • On se lève dès « Baroukh Hachem le’olam amen weamen » au lieu d’attendre « Wayebarekh David ».

Chéma et ses bénédictions

  • On embrasse ses çiçioth lors de la brakha « yoçer haméoroth ».
  • On jette ses çiçioth trois fois sur les épaules lorsqu’on dit « ouchbor ‘ol hagoyim mé’al çavarénou ».

‘Amida

  • Dans la Kedoucha, on dit « wekhen kathoub al yad nebiakh » et non pas « kakathoub »
  • Toujours dans la Kedoucha, on dit « oubdibrei kodchekha katoub lemor » et non pas « kodchakh ».
  • Dans « Atha kadoch » on ne dit pas « Ki el melekh gadol wekadoch atha ».
  • Dans « Atha ‘honen » on dit « déa oubina wéhaskel » et non pas « ‘hokhma bina vedaat ».
  • Dans « hachiva chofténou » on dit « çara wéyagone » et on ne dit pas « be’hessed » avant « bera’hamim ».
  • Dans la partie sur les méchants, on dit « lamalchinim wélaminim » dans cet ordre, puis à la fin « oumakhnia minim » et non « zedim ».
  • Dans « Eth çema’h David ‘abdekha » on dit « Kivinou » sans dire « çipinou » ensuite.
  • On a l’habitude de dire « Chir Lamaaloth Essa enay » entre le premier « Yihyou leraçone » et « Elohai neçor ».
  • À la fin, dans « Elohai neçor » on dit, après « wékalkel makhchévotam », « yihyou kemoç lifne roua’h oumalakh Hachem do’he ».
  • Apres Osse chalom, on a l’habitude de dire :
    « יְהִי רָצון מִלְּפָנֶיךָ ה’ אֱלהֵינוּ וֵאלהֵי אֲבותֵינוּ שֶׁתִּבְנֶה בֵּית הַמִּקְדָּשׁ בִּמְהֵרָה בְיָמֵינוּ וְתֵן חֶלְקֵנוּ בְתורָתָךְ לַעֲשׂות חֻקֵּי רְצונָךְ וּלְעָבְדָךְ בְלֵבָב שָׁלֵם »
  • Dans la répétition de la ‘Amida, a la fin du Modim derabanane, on dit « al cheanou modim lakh » et non pas « al cheanakhnou modim lakh ».

Supplications

  • On dit « weal titalam mite’hinatenou » sans le mot « malkenou ».
  • Le texte habituel du vidouy comprend : loçaçnou, marinou, nishba’nou lashaw welasheker.
  • Le texte habituel du vidouy n’inclue pas : kaasnou, marinou debarekha, pagamnou, çiarnou ab waem.
  • Texte habituel du vidouy complet :

    .אשמנו, בגדנו, גזלנו. דברנו דפי ולשון הרע. העוינו. והרשענו. זדנו. חמסנו. טפלנו שקר ומרמה. יעצנו עצות רעות. כזבנו. לצנו. לוצצנו. מרדנו. מרינו. נאצנו . נאפנו. נשבענו לשוא ולשקר. סררנו. עוינו – פשענו. צררנו. קשינו ערף. רשענו. שחתנו. תעבנו תעינו ותעתענו.

  • Le texte de El erekh apayim ata ne comporte pas la mention « tizkor hayom lezera yedidekha ».
  • On a l’habitude de se pencher légèrement vers le cote gauche lors de la lecture de « Ledavid, elekha Hashem nafshi Essa », et certains inclinent la tête couverte du talith sur le bras gauche.

Torah

  • Lorsqu’on sort plus d’un séfer Torah, on chante « Wéatha kouma » lors de leur sortie.
  • Avant de dire les brakhoth de la Torah, on a l’habitude de dire « Hachem imakhem » (et non pas « A-donay imakhem », bien que certains le disent ainsi), et on repondra (« Yebarekhekha Hachem »), et on continuera ensuite (Barekhou…).
  • Entre les montees, pendant les brakhot, on laissera le Sefer Torah ouvert mais on le couvrira d’un drap.
  • Avant les brakhot finales suivant une montee, on dira « Emeth toratenou hakedocha ».
  • Lors de la récitation des Dix Commandements à Chabouoth, on chante les « Kelma », c’est-à-dire les 10 commandements en judeo arabe (kelma = parole) lu sur un livre/fascicule après la lecture de la paracha et de la Haftara, écrits par Saadia Gaon. Les Kelma sont une homélie liturgique et non pas une simple traduction. Elles furent traduites en français par le grand Rabbin Isaac Morali d’Alger, elles étaient lues simultanément en arabe et en français. Ceci était fait pour que tout le monde puisse comprendre (tout comme la Hagada de Pessa’h où tout le monde doit comprendre le récit), comme tout le monde ne comprenait pas l’hébreu. Les Kelma sont chantées sur un air (pas de rapport avec les taamim).
  • On se tient debout, solennellement, lors de la récitation des Dix Commandements, comme lors de la Réception de la Torah (et non pas pour donner une importance supérieure à un petit morceau de la Torah plus qu’un autre comme certains en font la critique).

Fin de Cha’harith

  • On ne dit pas « Hochiénou » après le Tehilim de vendredi matin (car Chabbath arrive et on ne demande pas la Gueoula a ce moment la).
  • On a l’habitude de ne dire que Alenou lechabea’h, sans Al ken nekave, ni Wéhaya, ni Chéma Yisrael.

Min’ha

  • On ne dit pas « Yehi ‘hasdekha » avant « Achrei ».
  • On n’a pas l’habitude de faire la ‘hazara (repetition) de la Amida (suivant le Rambam) pour Min’ha.
  • On n’a pas l’habitude de dire « ra’houm we’hanoun », « ledavid » et « Abinou malkenou », on fait Vidouy et les 13 midot puis on passe au Kaddich et Lamnaçea’h.

Arbith

  • Il n’y a pas de problème lorsqu’on chante a répéter les mots (comme dans les airs français connus, sur les mots « Amekha ahabtsha », « torah torah oumissboth », « houkim houkim oumishpatime », etc.) et ceci même en dehors du cadre de Arbit.
  • Apres le Chéma, dans « weemouna kol zoth » on a l’habitude de dire « hael haosse lanou nissim nekama befaro ».
  • On a l’habitude de dire, sans He, « wehasser satane milefanenou ».

Birkath Hamazone

  • On commence par « Baroukh Hou oubaroukh chémo, oubaroukh zikhro lé’olmé ‘ad ».
  • Au début, on dit « Baroukh Atha Hachem, elohenou melekh ha’olam » suivi de « hazanénou welo mimaassénou hamfarnessenou wélo miçidkothenou, hamaadif toubo ‘alenou » et ensuite on continue sur « Hazane othanou weeth ha’olam… ».
  • On ne dit pas les mots entre parenthèses : « ouvra’hamim (rabim), ki leolam ‘hasdo, (hou) notem le’hem ».
  • On finit la première brakha en disant « hazane berakhamaw eth hakol ».
  • On commence le paragraphe suivant par « Al arssenou we’al na’halat abothenou » et on continue ensuite sur « node lekha ».
  • Dans le paragraphe de « Ra’hem », on dit « chémathenatham meouta we’herpatham merouba » avant « ela leyadekha », mais pas lorsqu’on est invité (traduction « car leurs dons -des hommes- sont petits et leur humiliation est grande »).
  • Pendant Chabbath, dans « Réçé weha’haliçenou », on dit « beahaba » et non pas « wenithaneg bo ». On dit aussi « wehagam chea’halnou » et non pas « weaf al pi cheakhalnou » car la colère -af- est comme le feu qu’on allume.
  • On dit « boné bera’hamaw binyane Yérouchalayim » et non pas « boné Yérouchalayim ».
  • Entre la 3e et 4e brakha (après « boné bera’hamaw binyane Yérouchalayim Amen) certains ont l’habitude de dire le passage suivant :
    בְּחַיֵּינוּ וּבְחַיֵּי כָּל קְהַל בֵּית יִשְׂרָאֵל תִּבָּנֶה עִיר צִיּוֹן בְּרִנָּה וְתִכּוֹן עֲבוֹדַת הַקֹּדֶשׁ בִּירוּשָׁלַיִם וְאַרְמוֹן עַל מִשְׁפָּטוֹ יֵשֵׁב בְּקָרוֹב כְּבָרִאשׁוֹנָה
  • Dans la 4e brakha, on ne dit pas « la’ad » dans « la’ad hael abinou… ». Certains le disent.
  • Apres « béna’hath welo beçaar », on ajoute « bereva’h wélo beçimçoum ».
  • Apres « refouat hagouf », certains ajoutent « ourfouath hanéchama ».
  • Apres « lebilti né’héta », on n’ajoute pas « weyihyou kol maassenou lechem chamayim ».
  • À la fin, juste avant « Ossé chalom », on a l’habitude de réciter les versets suivants :
    כִּֽי־הִ֭שְׂבִּיעַ נֶ֣פֶשׁ שֹׁקֵקָ֑ה וְנֶ֥פֶשׁ רְ֝עֵבָ֗ה מִלֵּא־טֽוֹב׃
    הוֹד֣וּ לַיהֹוָ֣ה כִּי־ט֑וֹב כִּ֖י לְעוֹלָ֣ם חַסְדּֽוֹ׃
    הַשָּׁמַ֣יִם שָׁ֭מַיִם לַיהֹוָ֑ה וְ֝הָאָ֗רֶץ נָתַ֥ן לִבְנֵי־אָדָֽם׃
  • Apres Ossé chalom, on a l’habitude de dire les 3 (ou 4) « Baroukh » suivants et de tapoter la table à chaque baroukh :
    Baroukh Hazane, baroukh hachoul’hane, baroukh Moche Ben Amram (Baroukh Yerouchalayim) (Amen).

Brakha Meen Chaloch

  • Apres « Ki ata tob oumetob lakol wenode lekha » on ne dit pas « Hachem Elohenou » mais directement « Al haareç ».
  • On dit aussi « al hakalkala » (ou « al kalkalata ») apres « al hamikhya » (ou « al mikhyata »).
  • On dit Amen a la fin de la brakha « Bore nefachot ».

Chabbath

Kabalath Chabbath

  • Ordre de Kabalath Chabbath et ‘Arbith:
    • Chir Hachirim
    • Ribone Ha’olamim
    • Mizmor leDavid (certains disent Lekhou neranena avant)
    • Ana Bekhoa’h
    • Lekha Dodi
    • Yichakeni
    • Bar Yo’hai
    • Echeth ‘Hayil
    • Bame Madlikine
    • Kaddich (‘Al Yisrael)
    • Mizmor chir leyom haChabbath
    • Kaddich (‘Heçi)
    • Arbith
    • Yom Hachichi
    • Brakha Me’ein Cheb’a
    • Kaddich (Titkabal)
    • Tehilim perek 23 (Mizmor leDavid Hachem Ro’i lo ekhssar)
    • Kaddich (Yehe chelama)
    • Barekhou, Alenou lechabea’h
    • Tehilim perek 33 (Chir Lama’aloth ledavid Hineh Ma tob ouma na’im)
    • Kaddich (Yehe Chelama)
    • Yirdal
  • Lors de Chabbath qui tombe aussi un Yom Tob, ou Chabbath ‘Hol Hamoed, on ne dit pas Chir Hachirim ni Lekhou Neranena et on dit « Amar Rabbi Eleazar » sans dire Bame Madlikine avant le Kaddich ‘Al Yisrael.
  • On est assis lors de la Kabbalat Chabbath en commençant par Chir Hachirim. Si on est deja debout pour Ana bekhoakh on reste debout (ce qui est mieux car les initiales sont deux chémoth de trois lettres à chaque ligne, c’est un grand SOD). On se lève à la fin de Lekha Dodi, avant Boi bechalom, tourné vers l’arrière de la synagogue, puis on se tourne lors du dernier passouk (Tokh emounei am segoula), et on reste ainsi pendant tout le Mizmor chir leyom haChabbath. On s’assoit pour Hachem Malakh gueout lavech. Certains se lèvent pour le demi Kaddich d’ouverture d’Arbith (kabbalah).

‘Arbith

  • Voir Arbith de semaine.
  • Dans Hachkibenou, on dit « oufross alenou soukat rahamim weshalom ».
  • Pour les Amidot de Chabbath, dans le paragraphe « Elohenou welohei abothenou, resseh na bimnoukhatenou », on dit « weyanou’hou ba » pour arbit, « weyanou’hou bo » le matin et « weyanou’hou bam » pour min’ha en faisant attention a mettre au pluriel avant (pour min’ha) en disant « oubrassone chabethoth kodchekha ».
  • Apres la Amida on dit « Yom Hachichi » avant de dire « Wayekhoulou » (remarquez les initiales du nom de Dieu). Certains disent aussi « Wayehi ‘ereb, wayehi boker » en silence avant de dire « Yom hachichi » avec la communauté.

Kiddouch, Netilath Yadayim et Moçi

  • Apres Chalom ‘Alekhem, on dit « Ki malakhaw » (כִּי מַלְאָכָיו יְצַוֶּה לָךְ לִשְׁמָרְךָ בְּכָל דְּרָכֶיךָ, ה’ יִשְׁמָר צֵאתְךָ וּבוֹאֶךָ מֵעַתָּה וְעַד-עוֹלָם) suivi de « Chabbath Mekoudach ».
  • On se lave les mains une fois à droite et une fois à gauche, plus d’un reviit (8,6cL) sur chaque main (trois petites fois sur chaque main seulement si on a une petite quantité d’eau, mais cela arrive rarement de nos jours).
  • Apres s’être lavé les mains mais avant de dire la brakha « Al netilath Yadayim », on dit :
    « שְׂאֽוּ־יְדֵכֶ֥ם קֹ֑דֶשׁ וּ֝בָרְכ֗וּ אֶת־יְהֹוָֽה »
  • On dit « Mizmor Ledavid Hashem ro’i » puis « Lemibça Al Rifta ».
  • A la fin de Lemibça, on ajoute un passouk, généralement « עַל כֹּל אֲהוֹדֶךָ בְּכֹל מַעֲשֵׂה יָדֶיךָ » ou « עַל כֹּל אֲהוֹדֶךָ וְכָל פֶּה לְךָ יוֹדֶה לְךָ » ou encore « עַל כֹּל אֲהוֹדֶךָ כָּל פֶּה תְּיַחֲדֶךָ » (« Al kol ahodekha bekhol maasse yadekha » ou « Al kol ahodekha wekhol pe yode lekha » ou encore « Al kol ahodekha bekol pé téya’hdekha ») suivi de « Kaamour Pothea’h eth Yadekha oumassbia lekhol ‘Hai Rassone », et enfin la brakha de Hamoçi.
  • On rompt le pain (comme dit dans Lemibssa ‘Al rifta, de la racine Boçéa – rompre) et on ne le coupe pas avec un couteau.
  • On prend un kazayit et on donne kabeiça a sa femme, puis aux autres convives (certains font attention a l’ordre a qui donner, par ordre de naissance par exemple).
  • On jette (sans exagérer et manquer de respect) le pain doucement aux convives.
  • Certains ont l’habitude de chanter « Hachem melekh » entre la bénédiction du pain et sa consommation mais en général les autres chantent ou alors on chante après consommation. Chacun suivra son minhag de famille. Apres Hachem Melekh, certains chantent « Yimlokh Hachem ».
  • En semaine, on ne dit pas Lemibça ni Hachem Melekh, mais on dit Mizmor Ledavid.

Cha’harith

Psoukei dezimra

  • On récite « Bechoubi eth chebouthekhem » avant « Hodou LHashem kirou bichmo ».
  • Dans le Nichmath Kol ‘Hai, on dit :
    • WaHachem ‘er (et non pas « Wachem Elohim Emeth »)
    • Wichorerou (entre « wichabe’hou wifa’arou » et « eth chimkha »)
    • « Tiçpeh » (et non pas « teçapeh »)
    • Kal açmotay (et non pas Kol açmotay)
    • Taazine (avant takshib wetochia). cf siddour Rav Amram Gaon, 9e siècle
  • A la fin de Yichtaba’h, on dit Amen.

Chema et brakhoth

  • À la fin de El Adone, on dit « serafim weofanim we’hayoth hakodech » et non pas « serafim we’hayoth weofanei hakodesh ».

Birkath Cohanim

  • Le ‘Hazan et le Cohen doivent chanter chaque mot et pendant que le ‘hazane chante les gens disent des psoukim. Ne pas parler entre.

Moussaf

  • Pendant la Kedoucha (Kétere), on dit « héamour » et non pas « haamour ».
  • À la fin de « Chouba lim’onakh » on dit la phrase « כִּ֤י לֶ֣קַח ט֭וֹב נָתַ֣תִּי לָכֶ֑ם תּ֝וֹרָתִ֗י אַֽל־תַּעֲזֹֽבוּ׃ ».
  • En général, on dit « Tikaneta Chabbath » et non pas « Lemoche çivitha ».

Fin de Cha’harith

  • On a l’habitude de ne dire les seconds korbanot que si on ne les a pas dit le matin déjà.

Kiddouch

  • On dira le Kiddouch pour chaque séouda qui comprend Mezonoth ou Moçi. Si la séouda est prise avant l’heure de Min’ha (Min’ha gdola, en debut d’après-midi), alors on dira Wechamerou. Si la séouda est prise après l’heure de Min’ha, on récitera « Wayomer Moche » (וַיֹּ֤אמֶר מֹשֶׁה֙ אִכְלֻ֣הוּ הַיּ֔וֹם…).

Min’ha

  • Avant l’office de Min’ha on a l’habitude de lire le « Alpha beta » (Tehilim perek 119). Certains le disent après Min’ha.
  • Juste avant Min’ha on récite « Goalénou Hachem Çébaoth Chémo… ».

Arbith samedi soir

  • Avant Arbith de samedi soir, on récite :
    1. לדוד ברוך ה׳ צורי
    2. למנצח בנגינות
    3. ה׳ צבאות עמנו
    4. הושיעה את עמיך וברך את נחלתך
    5. הללו ה׳ כל גוים … כי גבר עלינו
    6. הללו אל בקדשו….
    7. בשלום יחדיו אשכבה ואישן
    8. שויתי ה׳ לנגדי ou bien on commence au début du psaume 16 « מכתם לדוד ».
  • Après la ‘Amidah, 7 fois dans l’année on ne commence pas par « Chouva », on saute ce passage et on saute aussi « Yocheb besetere elione » et on commence directement par « WeAtha Qadoch », lorsqu’une fête tombe dans la semaine qui arrive, et cela arrive 7 fois (Roch Hachana, Kippour, Souccoth, Sim’hat Torah, Pessa’h, Chevii chel Pessa’h et Chabouoth) (Dans tout ce passage de Chouva et Yochev, il n’y a pas la lettre Zaine -valeur numerique 7- qui rappelle aussi une arme -kleh zaine, les armes- rappel qu’il n’y a pas de guerre).

Habdala

    • On dit « Ken yihyeh imanou (weimakhem) tamid »
  • On a l’habitude de dire le passouk suivant lors de la Habdala après la brakha Boré méoré haech :
    אור זרוע לצדיק ולישרי לב שמחה ליהודים היתה אורה ושמחה mais certains évitent de le dire ou laissent les autres le dire.
  • On a l’habitude de bénir ses enfants et sa femme après la Habdala (« Yessimkha/Yessimekh Elohim » pour les enfants et « Mi cheberakh Imoténou » pour sa femme).

Roch ‘Hodech

  • On dit, dans le paragraphe « rochei ‘hodachim leamekha natata », « zikarone lekhoulam yihyeh » et non pas « zikarone lekoulam haya ».
  • On dit « yaale weyabo, Yagui’a, yeraeh weyerasseh, yichama, yipaked weyizakher » et non pas avec un waw devant chaque mot.

Hallel

  • Lorsqu’on dit le Hallel abrégé (comme pour Roch ‘Hodech), on a l’habitude de dire la brakha « likro eth hahallel » au lieu de « ligmor eth hahallel », mais pas en ya’hid (lorsqu’on prit seul, sans minyan).
  • Les jours où on dit le Hallel complet comme pour les jours de fête, le minyan comme le Ya’hid récitent la première brakha ainsi que la brakha finale.
  • On ne double pas les psoukim de la fin (« baroukh aba béchem Hachem », « el Hachem wayaer lanou » et « Éli atha weodeka ») sauf « Hodou LHashem ki tob ki leolam ‘hassdo » qu’on double.
  • On a l’habitude de réciter trois fois le verset suivant après la récitation du Hallel :
    וְאַבְרָהָם זָקֵן בָּא בַּיָּמִים. וה’ בֵּרַךְ אֶת אַבְרָהָם בַּכּל. ויכוין (זְבָדְיָה).
    ויאמר – ישמרני ויחייני, כו יהי רצון מלפניך אלהים חיים ומלך עולם אשר בידו נפש כל חי אכי »ר

Chaloch Regalim (les trois fêtes, Souccoth – Pessa’h – Chabouoth)

  • Avant l’office de Arbith (apres le mizmor de la fete, Tob leodoth lHachem et Hachem Malakh mais juste avant le ‘Heçi Qaddich), on chante un piyouth (comme « Lakhem », « Peouloth el »). Certains ont l’habitude de chanter « Lakhem » le premier soir et « Peouloth El » le second soir de fete. Quant au premier soir de Pessa’h, le premier soir on chante « אל יקשיב לקול תחנוני » (El Yakshib leqol tha’hanounay) suivi de « Peouloth El ».
  • A Arbith, apres la Amida mais avant le Qaddich Titkabal, on dit le passouk de la fete (en guise de « yehi chem »). C’est en général le premier passouk du second séfer Torah qui est lu pendant la journée et qui annonce en général la date de la fête. Pour Pessa’h par contre, on dit « Leyl Chémourim ».
  • Lors des Chaloch regalim, on a l’habitude de réciter le chant « Chefal Roua’h » avant Nichmat Kol ‘Hai le matin.
  • On a l’habitude pour le premier jour de Pessa’h et le premier jour de Souccoth de chanter le ‘heçi Qaddich avant Cha’harith sur l’air du Tikkoun Hatal/Tikkoun Haguechem.
  • On récite le chant « Kol Mahalal Yigdal » avant le kaddish de barekhou qui precede Cha’harith le matin.
  • Ordre du Kiddouch du matin :
    • Tehilim perek 122 (Chir Hamaaloth leDavid Sama’hthi beomrim li)
    • אֵ֚לֶּה מוֹעֲדֵ֣י יְהֹוָ֔ה מִקְרָאֵ֖י קֹ֑דֶשׁ אֲשֶׁר־תִּקְרְא֥וּ אֹתָ֖ם בְּמוֹעֲדָֽם׃
    • שָׁל֣וֹשׁ פְּעָמִ֣ים ׀ בַּשָּׁנָ֡ה יֵרָאֶ֨ה כׇל־זְכוּרְךָ֜ אֶת־פְּנֵ֣י ׀ יְהֹוָ֣ה אֱלֹהֶ֗יךָ בַּמָּקוֹם֙ אֲשֶׁ֣ר יִבְחָ֔ר בְּחַ֧ג הַמַּצּ֛וֹת וּבְחַ֥ג הַשָּׁבֻע֖וֹת וּבְחַ֣ג הַסֻּכּ֑וֹת וְלֹ֧א יֵרָאֶ֛ה אֶת־פְּנֵ֥י יְהֹוָ֖ה רֵיקָֽם׃
    • Certains disent : זֶה־הַ֭יּוֹם עָשָׂ֣ה יְהֹוָ֑ה נָגִ֖ילָה וְנִשְׂמְחָ֣ה בֽוֹ׃

Pessa’h

  • Il faut faire attention à bien comprendre et a bien transmettre un element particulier du Seder : le zeroa et le Korban Pessa’h. Le zeroa répresente le korban Pessa’h mais n’est pas le Korban Pessa’h (il est interdit de manger le Korbane Pessa’h, or nous mangeons le zeroa à partir du lendemain). Donc, lorsque nous disons « Maror Ze », on prend un morceau de laitue, lorsque nous disons « Maça zo » on prend un morceau de Maca, mais quand on dit « Pessa’h chéhayou leabothénou » on ne saisit pas le zéroa à ce moment la ni lors de la récitation des mots « Pessa’h Maça oumaror ».
  • Suivant l’idee precedente, certains ont l’habitude de prendre le zeroa lors de « Oubizroa netouya » et de dire cette meme formule en pensant a leurs ennemis. Note de l’equipe : il est important de preciser que certains considerent ceci comme une erreur d’une part (le zeroa etant « l’epee – ‘herev » de Dieu et que le zeroa ne serait que la representation du Korbane Pessa’h), et a noter aussi d’autre part que la kabbala (la communaute juive constantinoise se basant souvent dessus) enseigne que le Seder doit toujours rester complet (chaque element represente une des sept sefirot inferieures, le zeroa representant le ‘Hessed dans notre exemple).

Sim’hat Torah

  • En Afrique du Nord, on ne dansait pas avec la Torah. On soulevait la Torah pour la faire danser. De plus, cela concerne plus les hommes que les femmes car les haqafoth rappellent une idée de guerre (Yehochoua), qui concerne les soldats, hommes.

‘Hannouka

  • Le minhag ancestral est de dire « ner chel ‘Hannoukah », et le minhag kabbalistique « Ner ‘Hannoukah ».
  • On dit le « Mizmor chir ‘Hannoukath habayit leDavid » apres « Hanéroth Halalou ».
  • A Chabbath ‘Hannoukah on ne dit pas Bame Madlikin.

Pourim

  • Comme précisé en début de page, on dit « Baroukh Hou baroukh Chémo » pour la brakha de la Méguilat Esther.