Téhilim

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Par Binyamine Meir Khalifa

Cette page est constituée de deux parties : l’audio et les explications. Après une courte introduction, vous pourrez écouter l’ensemble des exemples réunis puis, pour ceux qui veulent aller plus loin et apprendre (ou tout du moins comprendre) le pourquoi du comment, nous vous proposerons aussi des explications et détails techniques plus détaillés. Tous les morceaux sont disponibles sur la chaîne SoundCloud, ainsi que sur le Google Drive du site, mais nous regrouperons ici quelques morceaux à titre explicatif.

Cette page est aussi intrinsèquement liée à la page sur les Ta’amim, nous vous recommandons de les lire en parallèle.

La particularité de la ‘Hazanout constantinoise

Toute ‘Hazanoute a sa beauté mais tous les ‘hazanim sont unanimes : la ‘Hazanoute constantinoise a la particularité de faire passer quelque chose en plus à travers les Tehilim.

Le Rav Yaacov Guedj nous confie, à son sens, ce qui en fait la beauté : “La cantillation des Psaumes de notre tradition est tout à fait spécifique à la communauté constantinoise. L’une des raisons probables en est une influence musicale unique provenant d’une part du Malouf et d’autre part d’une certaine musicalité saharienne. Du coup l’accentuation de la voix semble provenir d’un horizon désertique et c’est ce qui donne cette dimension supplémentaire aux Tehilim tels que nous les chantons.”.

Les Taamei Emeth

La musique des Tehilim est donc basée sur le Malouf lui-même, un sous-ensemble de la musique arabo-andalouse. Le Malouf était composé a l’origine de 24 Maqamim (« gammes »), une par heure de la journée ; il n’en reste aujourd’hui que 10-15, le reste étant perdu du fait d’une transmission orale partielle. Le Maqam de base (sur lequel on chante Lekhou neranena et les Tehilim sur l’air « classique » comme lors des veillées mortuaires) s’appelle ‘Hsine. Il y a d’autres airs mais ils sont très proches les uns des autres : ils donnent une touche plus triste ou plus joyeuse dépendamment de la situation dans laquelle on les chante (Roch Hodech, Chabbath matin, classique, lecture de Tehilim entre amis, etc).

Sur les 24 livres du Tanakh, 3 ont des règles différentes concernant les Taamim (cantillation). C’est ce qu’on appelle les Sifré Emeth (אמת, Aleph-Mem-Taw, acronyme de Iyov-Michle-Tehilim ou Job-Proverbes-Psaumes). Dans ces textes, les phrases étant plus courtes que dans le reste du Tanakh, les règles des taamim ont été changées. Lorsque vous lisez une Paracha, une Haftara ou une Meguila classique, c’est « simple » : vous chantez le taam selon un ensemble de notes spécifiques. Pour les Tehilim, c’est différent. Il vous faut connaitre les notes des différents maqamim (voir ci-dessous) ainsi que les règles des Taamei Emeth pour connaitre l’importance de l’arrêt ou de la continuation du taam (ci-dessous aussi). Si vous avez bien suivi, cela veut donc dire que l’on peut chanter les Tehilim sur une dizaine d’airs différents (théoriquement, car en pratique, les ‘hazanim n’en utilisent que quelques-uns). C’est là toute la beauté des Tehilim à la façon des Juifs constantinois.

Commencez par vous imprégner des notes de musique en commençant par écouter le maqam ‘Hsine, puis apprenez les règles (ci-dessous) et ensuite, il n’y a pas de secret… pratiquez, pratiquez, pratiquez.

Les Maqamim

Voici une playlist de différents Maqamim pour pouvoir s’imprégner des notes.

Quelques Tehilim enregistrés

Pour débuter au niveau technique

Les chanteurs avec qui j’ai pu parler jusqu’à présent, m’ont tous donné plus ou moins la même recommandation : vu la complexité des taamei Emeth, pour donner un beau chant, on ne prend en compte que les taamim importants : le sof passouk, le atna’h, les gros taamim mafsikim (rabia, pazer gadol…) en début de passouk et le chofar elione (on va parler de celui-ci juste après), tout simplement.

Massorète sur les arrêts

Dans la Torah, les versets peuvent être coupés en deux (du début du verset jusqu’au Atna’h puis du Atna’h au sof passouk). Dans les sifrei Emet, ils peuvent parfois être coupés en trois : d’abord par un gros ta’am disjonctif (Rabia, chofar elione, pazer gadol etc), ensuite par un atna’h, et enfin par le sof passouk.

Mais qu’est-ce donc qu’un Chofar Elione ? C’est ce que vous pouvez voir ci-dessous :

C’est un chofah meoupakh en haut combiné à un maarikh en bas. Certains l’appellent ‘Oleh weyored mais parmi mes connaissances, personne ne le désigne véritablement par ce nom-là (« oleh weyored », monte et descend) ; c’est une désignation arbitraire et vous pourrez la voir dans le PDF joint ci-dessous. Attention, il peut parfois s’étaler sur deux mots.

Or une massorète (tradition orale) nous apprend que parfois, on ne s’arrête pas lors d’un sof passouk. La règle générale est que lorsqu’un sof passouk n’est pas directement suivi d’un atnakh mais qu’il y a un gros ta’am avant, alors on continue jusqu’au gros ta’am sans s’arrêter au sof passouk. Entrons dans les détails : un atnakh est toujours précédé de certains taamim comme le maarikh, le tarkha, le chofakh meoupakh ou encore le chofakh olekh. Donc :

  1. Lorsque le sof passouk est suivi d’un de ces taamim qui est accompagné d’un atnakh, on s’arrête normalement au sof passouk.
  2. Mais si c’est un chofar elione qui se présente, alors on ne s’arrête pas au sof passouk et on continue jusqu’au chofar elione où l’on s’arrête, sans chanter particulièrement.
  3. S’il y a un taam mafsik elione qui se chante après le sof passouk, alors on s’arrète et on le chante (rabia, pazer gadol, etc).
  4. Dans les deux cas precedents, c’est-a-dire que le prochain passouk commence par un ta’am mafsik, alors on monte le ton (ou on baisse le ton pour ceux qui savent) durant la dernière partie du passouk qui le précède.
  5. Parfois, il y a un gros taam disjonctif dans la seconde partie du verset, après le atna’h. On insistera un peu sur le ta’am.
  6. Parfois, le sens du verset demande un nouveau découpage (exemple : Tehilim 102, passouk 3 : malgré les Tehilim qui disent tous de s’arrêter à Beyom tsar, on s’arrête à Beyom tsar li, à cause du sens de la phrase). Cela nécessite donc un minimum de connaissance de l’hébreu.
  7. Par moments, l’arrêt de fin d’un Tehilim se passe à l’intérieur du premier passouk du Tehilim suivant. Cela implique que lorsqu’il y a une lecture de Tehilim par plusieurs chanteurs, le premier chanteur empiète sur le second Tehilim et laisse la main au second chanteur lors du premier arrêt du second Tehilim. Exemple : Tehilim 103-104: l’arrêt du Tehilim 103 se fait au début du Tehilim 104, à Barekhi nafchi et Hachem, puis le second chanteur reprend au second Hachem.

Cette règle, pour être comprise, nécessite de la pratique, et un entrainement (il faut que les yeux aillent plus vite que la bouche).

Quelques astuces basées sur expérience personnelle

J’ai toujours voulu apprendre à lire les Tehilim mais il n’existe pas de méthode et les praticiens eux-mêmes, pour brillants qu’ils soient, sont bien en peine d’expliquer de façon concise comment faire, étant eux-mêmes dépositaires d’une tradition transmise depuis des générations, souvent de grand-père à petit-fils… J’ai donc beaucoup cherché, consulté, écouté (et j’y travaille encore) et, aujourd’hui, après avoir recueilli nombre de témoignages et suite à des années de recherche, d’analyse et de pratique personnelle, j’ai commencé à mettre au point une « méthode » pour débuter. Voici quelques conseils :

  • Lire au moins une fois le document PDF explicatif qui se trouve au chapitre suivant, s’imprégner des enregistrements existants, s’entraîner (la voix et la technique), et comparer les différents maqamim.
  • Acquérir un certain nombre de techniques et de connaissances de base :
    • Maîtriser différents les temps d’arrêt : on s’arrête nettement à un sof passouk, on marque une légère pause à un atnah, détecter à l’avance les taamim mafsikim de début de phrase pour, là aussi, marquer l’arrêt comme il se doit.
    • L’écoute des Tehilim Barekhi Nafchi de Adolphe Zerbib Z »L et la consultation du dossier Tehilim sur Wikipedia, nous montre de façon claire que les psoukim sont parfois divisés en deux (atnah, sof passouk) et parfois en trois (oleh weyored, atnah, sof passouk) car chaque partie prend un retour a la ligne. Lorsqu’ils sont divisés en trois, être prêt à chanter de façon différente.
    • La plupart des taamim chantés de façon différente se trouvent au début du passouk et finissent par un oleh weyored.
    • S’il se trouve des taamim mafsikim sur lesquels on doit chanter en début de passouk qui finissent par un atnah, on s’arrête généralement au dernier taam mafsik qui est généralement un rabia.
  • Enfin, pour commencer et travailler la technique, s’entraîner sur les Tehilim que l’on chante le Chabbath matin, comme Achrei, car l’air est simple, et lorsque l’on baisse la voix, analyser les taamim présents pour comprendre pourquoi on baisse la voix.

Pour aller plus loin au niveau technique

Pour vraiment aller dans les détails, voici un document (.pdf) explicatif détaillé trouvé sur Internet, merci à son auteur, Julien Chloumou (qui apparemment se base lui-même sur les enseignements du Rav Mazouz). Il détaille l’importance et l’ordre de priorité des taamim, la liste les taamim mecharétim et mafsikim, etc. Rien n’a été changé du contenu original. Il utilise une terminologie différente de la notre, apparemment celle du Rav Mazouz. Nous mettrons a disposition plus loin un imprimable avec les noms classiques et ceux du Rav Mazouz.

NB: J’ai trouve une différence entre ce document et la massorete constantinoise (et peut-être de toute l’Afrique du Nord) : chez nous on marque un arrêt lorsqu’un chofar mehoupakh se trouve sur le premier mot du passouk (voir plus loin).

Document explicatif sur les Taamei Emeth

En bref, avec exemple concret

Pour résumer : concernant les Tehilim, on n’a pas d’air pour chaque ta’am comme pour la Paracha ou la Haftara. Les Tehilim se chantent en 1er et 2e mouvements avec parfois un troisième mouvement. Si la phrase est coupée en deux (début du passouk au atna’h, puis du atna’h au sof passouk) alors ce sera 1-2. Mais parfois, la phrase est coupée en trois, alors ça sera 3-1-2. Comment savoir si la phrase est coupée en trois ? Réponse : lorsqu’il y a un gros taam mafsik avant le atna’h, comme un rabia gadol, un chofar elione, etc (voir le document PDF ci dessus).

Il arrive parfois que le 3e mouvement soit compose de plusieurs taamim mafsikim à la suite. Dans ce cas là, on divise le 3e mouvement en plusieurs façons de chanter, pour retomber à la fin de cet enchaînement de ta’amim mafsikim comme il faut sur les mouvements 1-2 en début et fin de passouk.

Prenons quelques exemples à l’écrit. Nous soulignerons les moments ou on change le rythme :

  • Orange quand on doit se préparer et donc monter la voix
  • Vert pour le taam mafsik
  • Bleu si autre ta’am mafsik qui le suit, puis vert, puis bleu, etc, si besoin.

Exemple 1, simple : Tehilim 145 (partie du Achrei)

Vous pouvez suivre la lecture de ce Tehilim 145 (Tehila leDavid, partie du Achre Yoshbei Beteikha) avec l’enregistrement du Rav Rene Guedj sur l’air du Chabbath matin :

תְּהִלָּ֗ה לְדָ֫וִ֥ד
אֲרוֹמִמְךָ֣ אֱלוֹהַ֣י הַמֶּ֑לֶךְ וַאֲבָרֲכָ֥ה שִׁ֝מְךָ֗ לְעוֹלָ֥ם וָעֶֽד׃ בְּכָל-י֥וֹם אֲבָרֲכֶ֑ךָּ וַאֲהַלְלָ֥ה שִׁ֝מְךָ֗ לְעוֹלָ֥ם וָעֶֽד׃ גָּ֘ד֤וֹל יְהוָ֣ה וּמְהֻלָּ֣ל מְאֹ֑ד וְ֝לִגְדֻלָּת֗וֹ אֵ֣ין חֵֽקֶר׃ דּ֣וֹר לְ֭דוֹר יְשַׁבַּ֣ח מַעֲשֶׂ֑יךָ וּגְב֖וּרֹתֶ֣יךָ יַגִּֽידוּ׃
הֲ֭דַר כְּב֣וֹד הוֹדֶ֑ךָ וְדִבְרֵ֖י נִפְלְאוֹתֶ֣יךָ אָשִֽׂיחָה׃ וֶעֱז֣וּז נוֹרְאֹתֶ֣יךָ יֹאמֵ֑רוּ (וגדולתיך) וּגְדוּלָּתְךָ֥ אֲסַפְּרֶֽנָּה׃ זֵ֣כֶר רַב-טוּבְךָ֣ יַבִּ֑יעוּ וְצִדְקָתְךָ֥ יְרַנֵּֽנוּ׃ חַנּ֣וּן וְרַח֣וּם יְהוָ֑ה אֶ֥רֶךְ אַ֝פַּ֗יִם וּגְדָל-חָֽסֶד׃
טוֹב-יְהוָ֥ה לַכֹּ֑ל וְ֝רַחֲמָ֗יו עַל-כָּל-מַעֲשָֽׂיו׃ יוֹד֣וּךָ יְ֭הוָה כָּל-מַעֲשֶׂ֑יךָ וַ֝חֲסִידֶ֗יךָ יְבָרֲכֽוּכָה׃ כְּב֣וֹד מַלְכוּתְךָ֣ יֹאמֵ֑רוּ וּגְבוּרָתְךָ֥ יְדַבֵּֽרוּ׃ לְהוֹדִ֤יעַ | לִבְנֵ֣י הָ֭אָדָם גְּבוּרֹתָ֑יו וּ֝כְב֗וֹד הֲדַ֣ר מַלְכוּתֽוֹ׃ מַֽלְכוּתְךָ֗ מַלְכ֥וּת כָּל-עֹֽלָמִ֑ים וּ֝מֶֽמְשֶׁלְתְּךָ֗ בְּכָל-דּ֥וֹר וָדֽוֹר׃ סוֹמֵ֣ךְ יְ֭הוָה לְכָל-הַנֹּפְלִ֑ים וְ֝זוֹקֵ֗ף לְכָל-הַכְּפוּפִֽים׃ עֵֽינֵי-כֹ֭ל אֵלֶ֣יךָ יְשַׂבֵּ֑רוּ וְאַתָּ֤ה נֽוֹתֵן-לָהֶ֖ם אֶת-אָכְלָ֣ם בְּעִתּֽוֹ׃ פּוֹתֵ֥חַ אֶת-יָדֶ֑ךָ וּמַשְׂבִּ֖יעַ לְכָל-חַ֣י רָצֽוֹן׃ צַדִּ֣יק יְ֭הוָה בְּכָל-דְּרָכָ֑יו וְ֝חָסִ֗יד בְּכָל-מַעֲשָֽׂיו׃ קָר֣וֹב יְ֭הוָה לְכָל-קֹרְאָ֑יו לְכֹ֤ל אֲשֶׁ֖ר יִקְרָאֻ֣הוּ בֶאֱמֶֽת׃ רְצוֹן-יְרֵאָ֥יו יַעֲשֶׂ֑ה וְֽאֶת-שַׁוְעָתָ֥ם יִ֝שְׁמַ֗ע וְיוֹשִׁיעֵֽם׃ שׁוֹמֵ֣ר יְ֭הוָה אֶת-כָּל-אֹהֲבָ֑יו וְאֵ֖ת כָּל-הָרְשָׁעִ֣ים יַשְׁמִֽיד׃ תְּהִלַּ֥ת יְהוָ֗ה יְֽדַבֶּ֫ר-פִּ֥י וִיבָרֵ֣ךְ כָּל-בָּ֭שָׂר שֵׁ֥ם קָדְשׁ֗וֹ לְעוֹלָ֥ם וָעֶֽד׃

  1. Tehila ledavid a un chofar elione
  2. Lehodiyah a un chofar mehoupa’h + passek
  3. Malkhoutekha a un Rabia
  4. Tehilat Hashem yedaber pi : divisé en deux. D’abord un rabia, et ensuite un chofar elione

Selon le document précédent, n’oublions pas qu’il y a trois types de Rabia. En début de phrase comme celui-ci, c’est Rabia gadol, et donc on le prend en compte, on divise la phrase en trois et on chante la première partie sur le troisième mouvement. Les autres rabia doivent être pris en compte en accentuant simplement dessus.

Exemple 2, difficile : Tehilim 1 (Achrei Haich)

Vous pouvez suivre la lecture de ce Tehilim 1 (Achre Haich) avec l’enregistrement du Rav Rene Guedj sur l’air classique des Tehilim (comme pour les veillées mortuaires) :

 אַ֥שְֽׁרֵי הָאִ֗ישׁ אֲשֶׁ֤ר ׀ לֹ֥א הָלַךְ֮ בַּֽעֲצַ֪ת רְשָׁ֫עִ֥ים וּבְדֶ֣רֶךְ חַ֭טָּאִים לֹ֥א עָמָ֑ד וּבְמוֹשַׁ֥ב לֵ֝צִ֗ים לֹ֣א יָשָֽׁב׃ כִּ֤י אִ֥ם בְּתוֹרַ֥ת יְהוָ֗ה חֶ֫פְצ֥וֹ וּֽבְתוֹרָת֥וֹ יֶהְגֶּ֗ה יוֹמָ֥ם וָלָֽיְלָה׃ וְֽהָיָ֗ה, כְּעֵץ֮ שָׁת֪וּל עַֽל־פַּלְגֵ֫י מָ֥יִם אֲשֶׁ֤ר פִּרְי֨וֹ ׀ יִתֵּ֬ן בְּעִתּ֗וֹ וְעָלֵ֥הוּ לֹֽא־יִבּ֑וֹל וְכֹ֖ל אֲשֶׁר־יַֽעֲשֶׂ֣ה יַצְלִֽיחַ׃ לֹא־כֵ֥ן הָֽרְשָׁעִ֑ים כִּ֥י אִם־כַּ֝מֹּ֗ץ אֲֽשֶׁר־תִּדְּפֶ֥נּוּ רֽוּחַ׃ עַל־כֵּ֤ן ׀ לֹֽא־יָקֻ֣מוּ רְ֭שָׁעִים בַּמִּשְׁפָּ֑ט וְ֝חַטָּאִ֗ים בַּֽעֲדַ֥ת צַדִּיקִֽים׃ כִּֽי־יוֹדֵ֣עַ יְ֭הוָה דֶּ֣רֶךְ צַדִּיקִ֑ים וְדֶ֖רֶךְ רְשָׁעִ֣ים תֹּאבֵֽד׃

La première phrase est pleine de taamim mafsikim. Donc non seulement on chante sur le 3e mouvement mais en plus on trouve des variations pour passer de l’un a l’autre. On peut séparer par groupe :

  1. Premier groupe:
    • Achrei Haich : chofar elione
    • Acher lo alakh : chofar mehoupakh + passek puis zarka
    • Ba’açath rechayim : chofar elione
    • Oubmochab lessim lo yachab : on monte le ton car le passouk qui arrive a un ta’am mafsik.
  2. Deuxième groupe :
    • Ki : chofar mehoupakh de debut de passouk
    • im betorat Hashem : Rabia
    • ‘Hefço : chofar elione
    • Oubtorato yehgue : zarka
    • Yomam Walayla : Sof passouk suivi d’un passouk qui comprend des taamim mafsikim, donc on lève/baisse la voix et on se prépare une nouvelle fois !
  3. Troisième groupe :
    • Wehaya : Rabia
    • Ke’eç : Zarka
    • Chatoul al palrei Mayim : chofar elione
    • Acher Piryo : Azla + passek
    • Yiten be’ito : Rabia

Vous l’avez compris, il faut apprendre les taamim, écouter les enregistrements des maîtres puis répéter. Ce genre de cas difficile n’est pas fréquent, mais il arrive et il permet de s’entraîner encore mieux, de maîtriser encore plus et de pouvoir jouer avec les notes.

Parfait exemple de lecture de Tehilim

Voici un enregistrement extraordinaire : Monsieur Gilbert Barkat, ‘hazane constantinois, accompagne de ses amis chanteurs de Tehilim, avait enregistre il y a longtemps les 4 premiers tehilim. Toutes les personnes présentes chantent sur le même ton, en prononçant les lettres comme il se doit, avec un rythme parfait, une maîtrise des accents (milera/mileel), un beau chant, et chacun se suit au moment ou les taamim sons disjonctifs l’un après l’autre. De plus, une touche personnelle au début, tellement vraie « mettez-y tout votre cœur, cela servira a la descendance ». Dieu les benisse amen !

Imprimable

J’ai réalisé avec l’aide de notre GRG, le Grand Rabbin Rene Guedj, un imprimable pour que chacun puisse l’avoir dans son livre de tehilim pour se souvenir quels sont les tehilim mafsikim et leurs noms, qu’ils viennent de notre tradition (en haut) ou de l’autre terminologie du Rav Mazouz (en bas) pour pouvoir en discuter avec d’autres personnes étrangères à notre tradition.

Version A4 à imprimer, découper et plastifier et a mettre dans son petit livre de Tehilim :

Version web :