Recommandations de Rabbanim et témoignages

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Rav Yaacov Guedj

Le but de ce site n’est pas de faire l’éloge de Constantine mais de mettre en valeur, en dépit de notre déracinement, le respect que nous avions tous sur nos traditions ancestrales. Le décret divin qui nous a conduits jusqu’à Constantine ne nous empêcha pas d’en tirer les meilleures étincelles au prix même des paysages que nous avons savourés et qui marquent encore jusqu’à aujourd’hui notre mémoire.

C’est dans cet esprit que je voudrais adresser tous mes compliments les plus sincères à Benjamin Meir Khalifa qui a pris sur lui de mettre en valeur ce passé qui nous marque profondément et qui a décidé de construire également notre avenir en Erets Israël. Il est vrai que nous avions accroché les espoirs les plus grands et nous les avons suspendus dans ce pont du Rhummel que l’on peut relier avec le pont du gecher hamétarim. Si je t’oublie Constantine que ma gauche m’oublie, si je t’oublie Jérusalem, Ô pont de Jérusalem, que ma droite m’oublie. En prenant sur lui ce devoir archéologique de grande valeur, Benjamin nous fait partager les émotions qu’il ressent jusqu’à aujourd’hui dans le respect qu’il doit à ses parents dans les émotions les sensations de la manière dont nous exprimions notre spiritualité au travers de notre liturgie, de notre gastronomie, de notre histoire sociologique et surtout du respect que nous avions vis à vis de nos maîtres et nos rabbins qui étaient marqués surtout par une très grande humilité.

La communauté constantinoise d’ailleurs, au même titre que d’autres communautés séfarades d’Afrique du Nord, n’a pas connu les dissensions bibliques et les divisions inutiles politiques. Il y a des divergences d’ordre communautaire, idéologique. Elle a connu une unité parfaite dans un respect profond que nous devons à nos talmidei hakhamim. Benjamin est doué d’un humour qui nous rassasie, même au niveau gastronomique, en rappelant les plats que nos mamans confectionnaient avec tant d’amour pour marquer nos fêtes.

L’arrivée de Pessa’h avec la rénovation de nos habitations dont les meubles exposés à l’extérieur prouvaient l’ardeur que nous mettions à entrer dans une nouvelle année de libération. Malgré la servitude qu’elle entraînait, sous le regard fougueux de nos femmes et de nos mères. Chavouoth qui attirait le plus grand public à l’audition du gala annuel, les Assereth haDibouroth, les Assereth Kelmat chantés par les ténors les plus merveilleux de Constantine. Les trois semaines de deuil, dès notre enfance nous asseyions par terre en entendant les pleurs liturgiques dans la voix de notre regretté rabbi Ssione Choukroune. Nous faisions tous une tête de hagay. Roch Hachana et Kippour marqués par les mélodies les plus prenantes et surtout compensait ce jeune du grand pardon avec nos clous de girofle plantés sur nos coins les plus profonds de notre cœur. Souccoth où tous les enfants traînaient, les branches de palmier dans les rues de Kachara et surtout la place de la brèche. ‘Hannouka, où nous attendions avec impatience l’allumage de nos ‘hannoukioth accrochées sur les murs dans l’espoir de manger nos soufganiyot -c’est-à-dire les sfinges- traditionnels. Pourim enfin, où nous sortions dans les rues les plateaux des gâteaux que nos mamans apportaient au four du coin, au boulanger du coin, au milieu des enfants qui jouaient les dés avec des hurlements et de la joie, parfois de la tristesse d’avoir perdu devant celui qui nous apporte la guigne. Mon souvenir le plus vivace se trouve à l’intérieur de cette étrange synagogue qui s’appelait Slath Rabbi Mass’oud où tous les samedis après midi, j’écoutais les voix les plus chaudes chanter les Téhilim sous la conduite de M. Barkat. En buvant le coco manille et en attendant la dracha émouvante du plus grand de nos dayanim Sidi Fredj ‘Halimi qui évoquait souvent celui que j’aime et que j’étudie chaque semaine, le Zera Emeth de Rabbi Messaoud El’habib Zerbib.

Je voudrais rendre hommage à tous mes maîtres, à nos rabbanim dont je sens encore la chaleur de main que j’embrassais, Rabbi Yossef Ghenassia, Rabbi Cherbit, Rabbi Sion, Rabbi Aaron Ghozland, Rabi ‘Halimi et tant d’autres aussi, Rabbi Laline, Rabbi Baroukh Guedj, sans oublier Bébère, le ptit rabbin de Shakay.

Benjamin, je t’embrasse de tout cœur et je te souhaite de mener à bien cet oeuvre que tu as entreprise pour raviver et faire renaître toutes les émotions et les mettre en valeur ici encore à Yérouchalayim et en Israël jusqu’à la reconstruction du Beith Hamikdach bimhéra béyaménou, amen.

Chers auditeurs, vos réactions seront les bienvenues pour agrémenter et enrichir ce site qui est le votre.

Vous pouvez retrouver le Rav Yaacov Guedj sur son site web ou sur Constantine Minhagim avec ses enregistrements.

Grand Rabbin René Guedj

Très bon travail de ce site géré par Binyamine depuis trois ans et qui fait preuve d’endurance et de persévérance pour maintenir et récupérer pour les pérenniser toutes nos belles traditions et nos merveilleux Minhagim qui ont fait la fierté et la richesse de notre judaïsme que nos parents ont préservé depuis les temps immémoriaux et qui ont fait la réputation de Constantine, « la petite Jérusalem », un site à qui je souhaite une parfaite réussite à l’équipe qui l’anime et une pleine audience.

Le « GRG » est toujours là pour répondre aux questions et aider à mener à bien ce site pour que le contenu soit continuellement correct.